Le Canardeur / Thunderbolt and Lightfoot (1974)

Réalisé par Michael Cimino avec Clint Eastwood, Jeff Bridges, George Kennedy, Geoffrey Lewis, Catherine Bach, Gary Busey, June Fairchild…

Je n’avais jamais entendu parler du film « Le Canardeur » malgré le duo Clint Eastwood (John « Thunderbolt » Doherty) – Jeff Bridges (Lightfoot) qui sont deux acteurs que j’apprécie. Il faut dire aussi que le cinéma de Michael Cimino ne m’attire pas des masses mais je me suis laissé tenté par ce qui restera le premier long métrage de ce réalisateur. Globalement, j’ai passé un bon moment devant ce road trip. J’ai pas accroché à tout mais j’ai aimé cet humour léger qui englobe le film ainsi que nos deux personnages principaux avec qui j’ai vite sympathisé. Le scénario s’étire un peu trop par moment mais ça se laisse suivre puis la mise en scène de Michael Cimino est loin d’être détestable. Ça manque parfois un peu de rythme mais le cinéaste sais nous faire voyager avec sa façon de filmer les grands espaces. C’est beau, on se sent sur la route et même la photographie ainsi que l’exploitation de la lumière fait plaisir à voir. Appréciable à suivre, j’ai aussi aimé la bande originale même si je pense que le film aurait mérité que l’on mette la musique plus à contribution pour nous inviter davantage au voyage de ses antihéros. Quoiqu’il en soit, « Le Canardeur » (dont le titre français ne reflète pas vraiment le film) reste un bon long métrage sympathique à découvrir.

3/5 (Bien)

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Le lion sort ses griffes / Rough cut (1980)

Réalisé par Don Siegel avec Burt Reynolds, David Niven, Lesley-Anne Down, Timothy West, Patrick Magee, Al Matthews, Susan Litler, Joss Ackland, Isabel Dean, Wolf Kahler, Andrew Ray, Julian Holloway, Douglas Wilmer, Geoffrey Russell…

J’ai vraiment eu un peu de mal à rentrer dans « Le lion sort ses griffes » (titre français totalement naze soit dit en passant). Pourtant, dès les premières minutes, le ton de la comédie policière sous fond de braquage est donné mais je n’arrivais pas à croire à cette intrigue. Puis petit à petit, je me suis quand même laissé prendre au jeu. Le scénario trop simpliste n’as jamais vraiment fonctionné sur moi mais j’ai sympathisé avec le duo Burt Reynolds (Jack Rhodes) – Lesley-Anne Down (Gillian Bromley). Jouant beaucoup trop sur la mysoginie de son héros principal, le couple dégage néanmoins un petit côté glamour qui donne du charme à l’oeuvre. Quant à David Niven (Cyril Willis), il apporte cette touche britannique qui complète très bien ce casting. Réalisé juste après « L’évadé d’Alcatraz », Don Siegel signe pour son avant dernier long métrage une mise en scène plutôt simpliste. Je ne saurais dire exactement ce qui m’as manqué mais l’ensemble manque un peu de consistance à mes yeux même si niveau rythme, on ne s’ennuie pas trop. En revanche, la bande originale de Nelson Riddle m’as vraiment agacé. Je trouve la musique trop lourde et collant pas du tout avec le film se faisant même parfois beaucoup trop présente sans que cela apporte quoique ce soit. Bref, « Le lion sort ses griffes » est une comédie policière très légère qui se laisse regarder sans forcément s’imposer dans son genre. Trop maladroit dans son scénario et trop simpliste dans sa mise en scène, le film doit beaucoup à sa distribution qui se charge de la carte charme de l’oeuvre. Amusant mais il y avait matière à faire plus percutant.

2.5/5 (Moyen)

Détour mortel 2 / Wrong turn 2 : Dead end (2007)

Réalisé par Joe Lynch avec Erica Leerhsen, Henry Rollins, Texas Battle, Daniella Alonso, Steve Braun, Aleksa Palladino, Matthew Currie Holmes, Crystal Lowe, Cedric De Souza, Kimberly Caldwell, Wayne Robson, John Stewart…

N’ayant vu que le premier volet de la saga, « Détour mortel 2 » fut une vraie découverte pour moi et à l’issue de mon visionnage, je dois bien avouer que le reste de la franchise commence à me faire peur surtout qu’on m’avait vendu ce deuxième film comme étant assez bon. Globalement, il y a quand même quelques bonnes idées. Je trouve par exemple assez marrant le concept de la télé réalité et c’est une bonne chose de creuser un peu sur les origines de cette famille de cannibale. Le problème, c’est que le scénario accumule beaucoup trop de maladresses et de facilités. Trop léger, le film ne parvient pas non plus à faire un mélange homogène entre gore et humour. Résultat, le gore est sympa mais toute la tension retombe bien vite à cause de cet humour trop lourd ainsi que du jeu des acteurs beaucoup trop faible pour convaincre. La réalisation de Joe Lynch est aussi très faible. Le côté « direct to dvd » se fait ressentir fortement avec une image trop propre et des choix de plans très simpliste. Tout le charme et la tension du précédent film à disparu. Même le lien que l’on tente de faire entre les deux épisodes ne fonctionne pas. Je n’ai pas été convaincu par les maquillages également. Les cannibales suscitent beaucoup moins la terreur et font même parfois sourire devant leur médiocrité. Malgré tout ses défauts, « Détour mortel 2 » se laisse regarder mais c’est quand même dommage de ne pas avoir su rebondir après le premier film qui était simple lui aussi mais plus efficace.

2.5/5 (Moyen)

Détour mortel / Wrong turn (2003)

Réalisé par Rob Schmidt avec Desmond Harrington, Eliza Dushku, Emmanuelle Chriqui, Jeremy Sisto, Kevin Zegers, Lindy Booth, Wayne Robson, Julian Richings, Garry Robbins, Ted Clark, Yvonne Gaudry, Joel Harris, David Huband…

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas revu « Détour mortel » dont je gardais pourtant un souvenir sympathique. Il a fallu que j’apprenne qu’il y avait cinq suites et un reboot en préparation pour me replonger dedans et découvrir le reste de la franchise. Mélange simpliste mais efficace de « Delivrance » et « Massacre à la tronçonneuse », le film de Rob Schmidt innove pas beaucoup dans le genre. Le schéma scénaristique est assez classique et prévisible mais ça marche bien. Il faut dire aussi que le film nous offre quelques scènes gore plaisante pour ceux qui les attendaient et surtout, on nous propose une durée tellement courte que l’on ne voit pas le temps passé. C’est rythmé et tout s’enchaîne si vite que je me souviens encore que lors de mon premier visionnage, j’avais l’impression qu’il me manquait un quart d’heure de film. Le casting de son côté fait le minimum mais ça suffit tandis que la photographie un peu sale ainsi que les maquillages contribue aussi pour beaucoup à l’ambiance générale. Visuellement, il commence quand même à prendre un coup de vieux mais ça m’as vraiment fait plaisir de revoir ce « Détour mortel » très simple, qui va droit au but et me divertit bien en moins d’une heure et demie.

3.5/5 (Très bien)

Le prix du sang / Driven to kill (2009)

Réalisé par Jeff F. King avec Steven Seagal, Igor Jijikine, Laura Mennell, Inna Korobkina, Mike Dopud, Dmitry Chepovetsky, Robert Wisden, Aleks Paunovic, Zak Santiago, Ingrid Torrance, Yevgeni Lazarev, Sergey Nasibov…

Grâce à la télévision, je découvre un peu la filmographie de Steven Seagal et ce que je peux dire après mon visionnage, c’est que « Le prix du sang » n’était sans doute pas le meilleur film pour commencer mon initiation. Si les dix premières minutes sont amusantes à force de jouer avec toutes les caricatures et les clichés possibles, très vite, l’ensemble devient lassant. Ce n’est même pas que tout est prévisible, c’est juste que c’est mauvais. Le scénario est écrit avec les pieds, la distribution est catastrophique et la réalisation est chaotique. Il n’y a vraiment pas grand chose à sauver de ce désastre qui se regarde du coin de l’oeil en troisième partie de soirée mais qui s’oublie tout aussi vite. Quant à Steven Seagal qui porte le projet sur ses épaules, son jeu très limité ne m’as pas spécialement aidé pour aimer cette oeuvre et m’intéresser à sa carrière. Direct to DVD anecdotique, « Le prix du sang » se noit dans la multitude de téléfilm d’action banal que l’on peut nous offrir. Dans le genre, j’ai déjà vu plus fun…

1/5 (Très mauvais)

Meurtre / Murder ! (1930)

Réalisé par Alfred Hitchcock avec Herbert Marshall, Norah Baring, Phyllis Konstam, Edward Chapman, Miles Mander, Esme Percy, Donald Calthrop, Esme V. Chaplin, Amy Brandon Thomas, Joynson Powell, S.J. Warmington, Marie Wright, Hannah Jones…

J’ai été rapidement pris par l’intrigue de « Meurtre ». On est pas encore dans la grande période du cinéma d’Alfred Hitchcock mais on y aperçoit quelques signes et cela fonctionne déjà. Avec quelques petites touches d’humour, ce policier trouve vite le bon dosage pour nous plonger dans ce récit. Malheureusement, le rythme finit un peu par descendre dans le final. Sans surprise, le rebondissement ne fonctionne pas des masses et l’ensemble apparaît alors plus maladroit. Reste que je me suis quand même divertit. Ça manque un peu de force mais il y a un petit côté théâtral qui n’est pas désagréable et qui compense un peu. Les acteurs sont parfois un peu trop dans la surenchère à mon goût mais je ne regrette néanmoins pas du tout cette découverte cinématographique.

3/5 (Bien)

L’évadé d’Alcatraz / Escape from Alcatraz (1979)

Réalisé par Don Siegel avec Clint Eastwood, Patrick McGoohan, Roberts Blossom, Fred Ward, Jack Thibeau, Paul Benjamin, Larry Hankin, Bruce M. Fischer, Franck Ronzio, Danny Glover, Fred Stuthman, David Cryer, Madison Arnold…

Bien que l’affiche m’ait toujours fait de l’oeil sans que je ne puisse l’expliquer, je n’avais jamais vu « L’évadé d’Alcatraz » avant aujourd’hui. Si je m’attendais à un film plus rythmé, je ne me suis pas ennuyé pour autant et je suis même resté captivé de bout en bout. Pourtant, l’intrigue est assez simpliste et prévisible mais très vite, j’ai sympathisé avec le personnage de Clint Eastwood (Frank Lee Morris) ainsi que le reste des détenus. Bien que facile dans sa construction et sa caricature, j’ai bien aimé également le personnage de Patrick McGoohan (Warden) qui aurait peut être mérité une exposition plus importante afin d’accroître la tension générale. De son côté, Don Siegel nous offre une mise en scène plaisante qui n’apporte rien de nouveau à l’univers carcéral mais qui fonctionne bien. Les décors sont bien exploité même si j’aurais aimé ressentir davantage l’aspect claustrophobe qu’une telle prison peut dégager. En effet, hormis le personnage de Bruce M. Fischer (Wolf) qui apparaît peu, même les détenus nous paraissent un peu trop gentillet entre eux. Finalement, « L’évadé d’Alcatraz » est un très bon divertissement. Dommage qu’il joue sur beaucoup trop de facilités, ça l’empêche d’être mémorable à mes yeux mais j’ai quand même passer un très bon moment devant ce film qui repose beaucoup sur les épaules de Clint Eastwood.

3.5/5 (Très bien)